Tout savoir sur la slow-food

nouriture interessante sur une table
17
October
2019

La slow food, c’est avant tout un mouvement international créé il y a plus de trente ans en Italie. On l’appelle également l’écogastronomie, et s’il y a encore quelques années peu de personnes en entendaient parler, elle se développe de plus en plus dans les restaurants et dans les foyers. Mais qu’est-ce que la slow food ? Voici quelques principes de cette pratique pour mieux en comprendre les enjeux et pour mieux l’adopter vous aussi.

L’histoire de la slow food

Pour comprendre la slow food, il faut remonter en 1986 en Italie, où le mouvement est né. Aujourd’hui, ce mouvement rassemble 132 pays et fait l’objet de nombreuses études et ouvrages.

La naissance de la slow food

L’Italie est connue pour être l’un des temples de la haute gastronomie. En 1986, un scandale éclate à Rome : l’enseigne américaine McDonald’s est sur le point d’ouvrir l’un de ses restaurants sur l’une des plus belles places de Rome, la Piazza di Spagna. Carlo Petrini, chroniqueur gastronomique de la société Arcigola s’insurge et avec quelques collègues ainsi que de nombreux intellectuels et artistes italiens, il crée les bases du mouvement slow food pour une consommation responsable et respectueuse de la nature.

Un mouvement mondialement reconnu

Ce qui n’était au départ qu’un simple clin d’œil voué à contrer l’expansion des fast-food en Italie est ensuite devenu un mouvement mondial prônant une autre consommation. Ce mouvement est ensuite devenu une association à but non lucratif qui sensibilise les consommateurs. L’association compte un peu mois de 100 000 membres répartis dans quelque 132 pays. Un tournant inespéré pour ce projet ! De nombreuses actions de sensibilisation sont effectuées chaque année pour lutter contre la malbouffe et la consommation de produits industriels et divers ouvrages gastronomiques ont été publiés depuis.

Les études sur la slow food

Le siège du mouvement Slow food est situé dans la ville de Bra, dans la région du Piémont en Italie. En janvier 2003, une antenne universitaire y a même été créée pour promouvoir la slow food : l’Université des Sciences de la Gastronomie, reconnue aussi bien par les institutions italiennes que par les institutions européennes. On y propose de nouvelles méthodes d’agriculture plus responsables et respectueuses de l’environnement ainsi que la protection de la biodiversité. Un ensemble d’enseignements théoriques qui touchent aussi bien le domaine économique qu’écologique et sociologique.

Les grands principes de la slow food

La slow food rassemble de nombreux principes pour une consommation plus responsable. Il faut tout d’abord prendre le temps d’apprécier les aliments que l’on a dans notre assiette, mais aussi défendre la biodiversité et promouvoir la consommation d’aliments issus de l’agriculture locale.

Prendre le temps d’apprécier ce que l’on mange

Les standards de la gastronomie baissent et l’apparition de nombreuses enseignes de fast-food nous pousse à nous nourrir sans prendre le temps d’apprécier ce qui se trouve dans notre assiette. Le mouvement slow food éduque chaque individu à la consommation d’aliments de qualité. Il est important de prendre le temps d’étudier ce qui se trouve dans nos assiettes pour limiter l’ingestion de produits toxiques et préserver notre santé, car il faut savoir qu’une bonne alimentation est la clé d’une santé de fer.

Défendre la biodiversité

Le mouvement slow food, c’est aussi une défense de la biodiversité à l’échelle mondiale. En consommant des aliments issus d’une agriculture éco-responsable, on lutte contre l’industrie agro-alimentaire qui bien souvent pille les ressources mondiales pour proposer certes des produits peu coûteux mais d’une très médiocre qualité. Ce mouvement sensibilise les consommateurs, pour une autre consommation plus responsable de la biodiversité.

Manger local et faire vivre les petits producteurs

Avec l’apparition des grandes enseignes de distribution, on oublie bien souvent les producteurs locaux. Bien entendu, les supermarchés concentrent tous les produits dont nous avons besoin, mais bien malheureusement, faire ses courses en supermarché c’est aussi opter pour des produits de qualité médiocre. Faire vivre l’économie locale est non seulement primordial, mais cela vous permettra également de surveiller les aliments que vous consommez et de vous assurer de la qualité des aliments qui finiront dans votre assiette.

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